Méthodologie

Un mot. Un sens. Chaque occurrence.

Ce projet cherche à déterminer si chaque unité lexicale coranique défendable peut apporter partout un sens stable, tandis que la grammaire et la construction expliquent pourquoi son rendu français varie.

La règle simple

Commencer par un noyau sémantique stable pour une unité lexicale défendable. Puis le tester sur chaque occurrence attribuée à cette unité. Un verset difficile n’autorise pas à donner discrètement un nouveau sens au mot.

La racine est un cadre de recherche, comme un dossier regroupant des formes apparentées ; elle ne constitue pas automatiquement un seul mot. Si les éléments probants du Coran montrent que ce dossier contient deux mots véritablement différents, leurs occurrences sont séparées et la contradiction est consignée. Le noyau n’est pas étiré jusqu’à donner l’impression que des choses sans rapport y correspondent.

Il s’agit d’un test, et non de l’affirmation que chaque décision est définitive. Les sens restent à l’état de brouillon jusqu’à ce que les éléments probants aient été examinés.

Pourquoi procéder ainsi ?

Lorsqu’un mot arabe reçoit de nombreux sens français sans rapport entre eux, l’explication peut finir par dicter le sens du verset. Cette méthode inverse le rapport : c’est l’emploi répété du mot dans le Coran qui détermine l’explication.

L’objectif n’est pas de réduire chaque racine à un seul mot français. Il est de maintenir stable l’apport lexical et de rendre compte ouvertement de chaque changement dû à la forme, à la construction ou à la grammaire française.

Pourquoi les mots comptent

Fonctionnement

Six étapes

  1. Rassembler toute la famille

    Recueillir chaque forme, lemme, lien avec une racine, occurrence et différence pertinente entre les textes de récitation conservés côte à côte. La famille est un espace de recherche, pas encore une proposition de sens.

  2. Déterminer les unités lexicales

    Décider quelles occurrences relèvent du même mot. Ne séparer une véritable collision que lorsque la substitution interne au Coran produit une contradiction concrète.

  3. Proposer un noyau stable

    Formuler en français l’apport clair le plus concis ainsi qu’une définition vérifiable. Il doit décrire une seule opération, et non énumérer tous les rendus observés.

  4. Composer le rendu visible

    La morphologie, les cadres de construction et la grammaire française fournissent le temps, la voix, la personne, le nombre, le cas, la causation et d’autres variations sans créer de nouveau noyau lexical.

  5. Le tester partout

    Chaque partie de mot analysée a un responsable principal dans la recherche. Si le noyau échoue dans une occurrence réelle, l’objection est reliée à cet emplacement précis et la décision reste ouverte.

  6. Conserver la trace des décisions

    Les candidats retenus, rejetés, plus restreints, propres à une forme, contextuels et différés restent reliés aux éléments probants précis du Coran afin que la conclusion puisse être vérifiée et reproduite.

Dans le glossaire

Là où d’autres sens échouent

Certaines entrées présentent une occurrence coranique dans laquelle une autre solution familière cesse de convenir. Vous pouvez comparer cette solution au rendu de recherche et voir exactement pourquoi elle échoue à constituer le noyau stable à cet endroit. Elle peut néanmoins rester utile comme expression plus restreinte, propre à une forme ou contextuelle. Cette section n’apparaît que lorsqu’un contre-exemple concret a été consigné.

Pour les trouver : ouvrez le Glossaire, choisissez Exemples d’échec, puis ouvrez une entrée.

Ouvrir les exemples d’échec

Un même noyau peut changer de forme

Le noyau « préserver » peut apparaître sous les formes « a préservé », « préservez-vous » ou « ceux qui se préservent ». Ces changements sont composés à partir de la morphologie et de la grammaire française. Il ne s’agit pas de sens de dictionnaire sans rapport entre eux.

قِpréserveوَقَىٰهُمْles a préservésٱلْمُتَّقِينَceux qui se préservent

Accepté

Un sens accepté a été explicitement examiné dans un périmètre lexical défini. Aucun processus automatisé ne peut l’accepter ni le réécrire discrètement. Son noyau, son ensemble d’occurrences, ses règles et ses éléments probants restent protégés.

Brouillon

Un brouillon est une proposition traçable, et non une lacune cachée ni une réponse acceptée. La couverture ne vaut pas acceptation : le corpus peut attribuer chaque segment à un responsable principal dans la recherche alors même que certaines décisions sémantiques attendent encore d’être examinées.

Ce que le graphe consigne désormais

Le graphe maintient six couches distinctes : le dossier de la famille lexicale, le mot effectivement testé, son apport stable, ce qu’ajoute sa forme arabe, ce qu’ajoute la construction du groupe de mots et la manière dont le français présente le résultat. Dans le graphe, ces couches sont la famille rattachée à une racine, l’unité sémantique, le noyau sémantique, l’opérateur morphologique, le cadre de construction et la règle de rendu.

Deux entrées ne deviennent pas un même sens du seul fait qu’elles emploient le même mot français ; elles doivent être reliées au même noyau enregistré. Le graphe conserve également les candidats sérieux, les raisons pour lesquelles chacun a été retenu ou rejeté, les éléments probants précis, les questions non résolues, les exemples d’échec et l’origine de chaque décision. L’ensemble est versionné afin de pouvoir être reconstruit sans permettre à l’automatisation de modifier les décisions de recherche acceptées.

Qu’est-ce qui détermine un sens ?

L’usage propre au Coran prime. Chaque sens proposé doit être confronté à toutes ses occurrences coraniques.

La grammaire, la morphologie et la construction montrent comment l’apport stable se compose dans chaque occurrence.

Huit textes de récitation disponibles sont alignés verset par verset afin de préserver les éléments probants liés à la formulation et à la segmentation. Une variante de lecture peut faire apparaître une question, mais elle ne fait pas autorité pour déterminer le sens français.

Qu’est-ce qui ne le détermine pas ?

Les hadiths et les tafsirs ne servent pas d’autorités pour déterminer le sens des mots dans ce projet.

Une traduction familière n’est pas acceptée simplement parce qu’elle est familière. Elle doit tout de même correspondre aux éléments probants du Coran.

Un LLM peut organiser, comparer et mettre à l’épreuve les éléments probants du graphe. Il ne peut ni accepter un sens ni faire autorité en la matière.

Comment est produit le rendu d’un verset

  • Commencer par le noyau stable de l’unité lexicale, et non par une acception de dictionnaire choisie selon le contexte.
  • Appliquer les règles de morphologie et de construction avant la grammaire française courante.
  • Laisser la personne, le nombre, le temps, la voix et la fonction syntaxique modifier la forme française sans changer le noyau.
  • Employer des parenthèses pour une clarification contextuelle, et non pour introduire subrepticement un second sens lexical.
  • Conserver les mots et les particules effectivement présents en arabe.
  • Ne réorganiser que là où un français clair l’exige.
  • Ajouter le moins de mots supplémentaires possible.
  • Garder accessible la couche mot à mot, mais la masquer jusqu’à ce que le lecteur demande à la voir.

La précision avant l’élégance

Certaines formulations conservent une construction arabe même lorsqu’elle paraît inhabituelle en français. Le Coran 2:6 dit : « En vérité, pour ceux qui nient, il est égal que tu les avertisses ou que tu ne les avertisses pas ; ils ne croient pas. » L’expression « il est égal » garde سَوَاءٌ visible. La remplacer par « cela ne fait aucune différence » peut sembler plus fluide, mais revient à traduire une explication de l’expression plutôt que l’expression elle-même.

De nombreuses traductions sont fluides, émouvantes et inspirantes. Elles peuvent aussi masquer une particule, une répétition, une insistance ou la manière dont une phrase arabe est construite, et ainsi créer de la confusion sur ce que le texte dit réellement. Ce projet donne la priorité à la précision plutôt qu’à l’élégance : garder la formulation arabe aussi proche et visible que le permet un français intelligible, puis expliquer ce qui est inhabituel.

Le but n’est pas de produire un français maladroit pour lui-même. La formulation doit rester lisible. Mais lorsque l’élégance et la précision tirent dans des directions différentes, la précision passe en premier.

Les cas où la règle exige de la prudence

Une racine commune ne prouve pas que toutes les formes apparentées constituent la même unité lexicale. Les véritables homographes, les noms propres et les branches lexicalisées doivent être séparés et expliqués. Une racine peut également posséder un noyau de recherche abstrait qui soit utile sans constituer la traduction française de chaque dérivé.

Une construction récurrente de plusieurs mots peut nécessiter son propre rendu, mais elle ne remplace pas discrètement l’apport stable de chaque mot. Un noyau proposé doit être une relation vérifiable, et non une définition englobante qui se contente d’énumérer chaque résultat.

L’objectif est l’unité là où les éléments probants l’étayent, et non une unité imposée au détriment de l’exactitude.

Ce que présente le site public

  • Le lecteur, la recherche dans le Coran, la décomposition des mots et le glossaire utilisent un instantané publié en lecture seule. La consultation ordinaire ne sollicite aucun LLM.
  • L’exploration du graphe et les fonctions d’édition de la recherche restent soumises à un contrôle d’accès afin que l’instantané public ne puisse pas modifier la base de données de recherche.
  • Le niveau de raisonnement peut interroger le graphe au moyen du modèle de raisonnement avancé configuré, mais ses réponses restent une aide à la recherche plutôt qu’un sens accepté.
  • Les commentaires sont enregistrés dans une boîte de réception privée et structurée avec la référence de la page ou du verset concerné. Aucun courriel n’est envoyé.

Remerciement pour la recherche et la production

La majeure partie de la recherche, du développement et de la révision de ce projet a été réalisée avec ChatGPT's 5.6 Sol et ultra reasoning, sous la direction et le contrôle de Feroz Peeradina. Le modèle a servi d’outil de recherche et de production, non d’autorité sur le sens du Coran ; les décisions lexicales publiées restent vérifiables à partir des éléments probants internes au Coran.